L’IA, la nécessité d’une lourde transformation ?

Lors de son intervention au Sénat, autour d’une table ronde sur l’Intelligence artificielle le 19 Janvier dernier, Laurent Alexandre nous résume à quoi ressemblera le monde du travail de demain.

Laurent Alexandre nous présente une Intelligence Artificielle concrète, loin de l’image de Matrix ou Terminator. On découvre ici une IA liée aux enjeux économiques et sociaux. L’Intelligence Artificielle dont il parle va bouleverser le monde du travail de demain. Il s’agit d’une IA encore faible mais qui va s’intensifier dans les prochaines décennies. Pour le fondateur de Doctissimo, la faible maîtrise de ce sujet en Europe et en France va avoir des conséquences majeures sur le marché de l’emploi. Prise entre les GAFA américains (Google, Amazon, Facebook, Apple) et la zone Asie-Pacifique (Baidu, Alibaba, Xiaomu), bien plus avancés sur le sujet car dénués de nombreuses règles morales et éthiques, l’Europe doit réagir.

En effet pour Laurent Alexandre, en 2050 « aucun emploi non complémentaire de l’IA n’existera ». Il faut donc réfléchir à la réorganisation de l’école et des formations professionnelles afin de s’y adapter. Le but est de construire un système qui rende l’humain « complémentaire » de l’IA, car cette dernière va entraîner une réorientation des métiers à haut contenu cognitif et pas seulement des métiers peu qualifiés.

Ce chantier, qui s’étalera sur plusieurs décennies, est nécessaire pour éviter la mise en concurrence des hommes et des machines. Pour Laurent Alexandre, la classe politique doit réagir et prendre conscience de sa responsabilité dans ce domaine.

En accord ou non avec cette intervention, nous réalisons qu’il devient urgent de trouver les solutions concrètes permettant de résoudre les futurs problèmes que l’IA va poser. Mais avec les lourds changements qui s’annoncent et le risque de disparition de nombreux emplois peu qualifiés, nous réalisons que ce travail de réorientation et de réorganisation des formations professionnelles s’annonce long et difficile.

Posted on: 7 avril 2017, by : M2 GRH Multinationales